Nouvel album
Après 2 ans de route, de nombreux festivals et concerts, « La Grand-Mère » s’est enfermée quelque temps dans une drôle de cuisine pour vous concocter une galette façon Indigne.
Aujourd’hui, elle est fière de vous présenter son premier album!
La recette des 15 titres ravageurs
- Beaucoup de « Poum Tchak Poum » pour l’esprit festif
- Des textes passés au papier de verre gros gain
- Un son hors du commun entre Stalingrad et St-Tropez
- Des invités triés sur le volet dont: Thierry Romanens et Alain Nicaty
- Une distribution dès 2011 par Disques Office pour le retrouver très vite et partout
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1 - Vantons-nousParoles & Musique: Fabian Tharin
Sortons danser en chaussettes
Promettre aux filles dans les salons
Des montagnes de cacahuètes.
Vantons-nous avec discrétion!
Sortons raconter aux gamines
Les vagues immenses que nous faisons
Dans nos cafés sans caféine.
Vantons-nous avec discrétion!
Sortons danser en chaussettes
Comme des aventuriers pantouflards,
Des alligators à clochette,
Soyons des Polonais bulgares!
Et rajoutons là quelques lignes,
Ici quelques goûts de bouchon.
Soyons des tortionnaires timides!
Vantons-nous avec discrétion!
REFRAIN
Vantons-nous avec discrétion!
Vous aimez?
2 - Ce qu’on n’est pasParoles & Musique: Fabian Tharin
Et si on sortait l’argenterie
Pour manger nos sandwiches au jambon.
Si on mettait du rouge à nos vies,
Si on défaisait un peu leur chignon.
Si on remplissait nos sacoches
De courses en sacs, de dérapages.
Si on emportait quelques mioches
Attachés sur nos porte-bagages.
REFRAIN
Aimons-nous pour ce qu’on est pas.
Vous aimez?
3 - Fume!Paroles & Musique: Fabian Tharin
Ca faisait déjà quelques néons
Que vous traîniez tout seuls là-haut
Au sommet de mon panthéon
Toi, et l’autre pote Corto.
Mais là, je crois que t’es bien parti
Pour un séjour éternel
Au chaud dans mon coeur depuis
Que t’as fumé ton paternel.
REFRAIN
Allez, fume mon bon Richards!
T’es fait pour ça mon garçon
Comme les hérissons le soir
Pour passer sous les camions.
Allez! Fume, mon bon Keith!
Allez! Fume, t’es fait pour ça!
Comme ma bonne vieille adolescence
Pour finir dans une caisse en bois.
Et puisque tout part en fumée,
Avant qu’on ne file tout droit
Sous la terre pour l’éternité,
J’ai de grands projets pour toi.
Je te vois dans une cape ridicule,
Sortant discrètement le soir
Fumer les méchants, en « moule-burnes »,
En jouant de la guitare.
REFRAIN
Allez, Keith, tu peux le faire!
Fume les oreillons, l’Afganistan!
Fume les camions militaires,
Les belles-mères et les présidents!
Allez Keith, fume la misère!
Fume la rouille sous ma bagnole!
Et puis fume ton copain Jagger,
Il nous pompe les roubignoles!
REFRAIN
Vous aimez?
4 - Ne parlons pasParoles & Musique: Fabian Tharin
Et si ce soir, on allait tout les deux se promener entre
La rue du Lac, celle du Four
Se siffloter une brune
Si on prenait le temps de poser le pied un quart d’heure pour voir entre
Nos amitiés, nos amours
Comment ça va sous la lune.
Ne parlons pas, mais disons nous tout !
La nuit est lourde on peut bien
Se coucher dessous.
Ne parlons pas, mais disons-nous tout !
Si on la déplie un peu,
Y’en a bien assez pour nous.
Oh oh…
On dit que ces dernières semaines, c’est sur les genoux qu’on
T’aperçoit marchant dans la rue
On sait tout les que la fortune
Ne peux s’empêcher de nous faire la gueule de temps en temps
Après la fête on balaie
Les confetti sous la lune
Refrain
Ce soir on ira dans les rues s’inventer des enfances
Qu’on peindra sur nos trente-cinq ans
Pataugeant dans les flaques de bitume.
Le bassin du jardin japonais sera une mer immense
Et nous deux, pour un instant
Des géants sous la lune.
Vous aimez?
5 - J’ai des lambeauxParoles & Musique: Fabian Tharin
Je sais pas comment te dire
Que je tiens à toi un peu.
J’ai des lambeaux de ton dos sous les ongles.
Ce qui commence doit finir
Ralentis si tu peux!
J’ai des lambeaux de ton dos sous les ongles.
Passé deux ou trois nuits délicieuses
A faire pousser des couillonnades
J’ai des lambeaux de ton dos sous les ongles.
A manger des histoires libidineuses,
A se raconter des salades.
J’ai des lambeaux de ton dos sous les ongles.
Je sais pas ce que t’as prévu,
Mais tu peux sans autre continuer
J’ai des lambeaux de ton dos sous les ongles.
A mettre des filles dans mon lit,
Des pellicules dans mes cheveux.
J’ai des lambeaux de ton dos sous les ongles.
Quelques gamins sur mes genoux
Quelques valises sous mes yeux.
J’ai des lambeaux de ton dos sous les ongles.
Même deux ou trois contrôles de police.
Si ça te fait rigoler, tu peux.
J’ai des lambeaux de ton dos sous les ongles.
Vous aimez?
6 - Les trousParoles & Musique: Fabian Tharin
J’ai toujours quelques trous de trop
A ma ceinture, faut pas déconner!
J’ai de la marge, on sait jamais..
Le jour où faudra se la serrer
J’en garde un peu sous la pédale.
Je fais la sieste un jour sur deux.
Y’a mes frocs qui tombent un peu.
On peut pas tout avoir mon vieux!
Je fais des trous sept jours par semaine
Avec un marteau dans des cailloux.
Des fois que je puisse mettre, un aubaine,
Un peu d’or autour de mon cou.
Je fais des trous, des ailes s’agitent,
Dans mon dos, ça fait du vent.
J’ai un boulet à mes chevilles.
On peut pas tout avoir mon vieux!
J’ai fait faire deux trous de trop
Dans ma poitrine, on n’est jamais
Trop prévoyant, je suis au chaud.
Le jour où je voudrai me suicider..
Tant qu’à placer ses billes alors,
Autant les mettre dans un trou.
Du sang coule un peu partout.
On peut pas tout avoir mon vieux!
Vous aimez?
7 - La Grand-Mère IndigneParoles & Musique: Fabian Tharin
REFRAIN
Nous on est la grand-mère indigne
Ne laissez pas traîner vos maris
Tout seul le soir au centre ville
Ou vous les retrouverez dans nos lits
On va ici, là, dans nos voitures
C’est la ligne d’horizon
Qu’on plante dans nos chevelures
Pour faire tenir nos chignons
On avait quarante ans bien sonnés
Une ribambelle de gosses assortis
Quand les gangs ont débarqué
Sur les écrans de West Side story
Le temps a passé comme une flèche
Pas le temps hier, trop vieille maintenant
C’est de nos maisons de retraite
Qu’on rêve d’aventure pourtant
« Grand-maman perd un peu la tête.
Un gang à votre age ? Vous pensez ! »
Nous, on sentait remonter la sève
Et finalement, on a trouvé
Bien sûr, on ne gravit plus d’Everest
De notre foulée menue
Mais à chacune au moins il reste
Un cœur immense, et notre cul
On garde des vergers, des chaleurs,
Des insoupçonnés points d’eau
Qu’on cache, comme font les voleurs
Sous nos inénarrables manteaux
On éteint, avec notre bouche
Des incendies monstrueux.
C’est des solitudes que l’on touche
Des misères qui se tendent vers les cieux
Depuis, partout, sur notre passage,
Les culottes volent, comme des papillons
Et vont rejoindre dans un autre âge
Les jeunes filles que nous étions
Laissez-les entrer dans vos cœurs
Ça pourrait bien réchauffer vos fesses
Couchez, il est grand temps sur leurs
Âmes immenses un peu de tendresse
Vous aimez?
8 - Chienne de villeParoles & Musique: Fabian Tharin
On est trois cents hommes dans un centre,
Ca fait deux ans, c’est déjà loin,
Que j’ai quitté la chaleur de ton ventre
Pour voir ce qu’il y avait dans le mien.
J’ai cette lettre dans ma veste.
Ce soir, je sors de mes tranchées.
C’est tout l’espoir qu’il me reste.
Puisses-tu ne la recevoir jamais.
Chienne de ville
Viens te blottir dans mes bras.
Chienne de ville
Je sens ton souffle sur moi.
Je suis parti conquérir le monde,
Assez fort pour le faire basculer.
Ici nos bras sont comme des tombes.
On ne peut pas travailler.
On est trois cents derrière la fenêtre
Qui salivons, regardant le festin
Que nos ventres ne pourront pas connaître
Alors qu’on le frôle de nos mains.
Chienne de ville
Viens te blottir dans mes bras.
Chienne de ville
Je sens ton souffle sur moi.
On est là comme des fauves
Qui retiennent leurs vingt ans
Dans nos cœurs qui explosent.
L’un d’entre nous tombe de temps en temps
On arrive avec le cœur pur.
Puis on commence à s’effriter.
C’est notre volonté contre l’usure.
Les plus anciens craquent les premiers.
Chienne de ville
Viens te blottir dans mes bras.
Chienne de ville
Je sens ton souffle sur moi.
Ce soir, c’est impardonnable
Peu importe, j’irai
Vendre de fausses étoiles
A d’autres qui ne peuvent plus rêver.
Et on sera comme des frères,
Tous déjà morts un peu.
Morts du mauvais coté du cimetière
De n’avoir pu trouver mieux
Chienne de ville
Viens te blottir dans mes bras.
Chienne de ville
Je sens ton souffle sur moi.
Dis aux enfants qui courent dans tes rues
Qu’il est plus sûr ma foi
De toucher ses rêves du bout des lèvres
Que de les étreindre contre soi
Garde les des quais le soir
La vie que l’on attend nous broie
A mesure que s’éloigne la gare.
Je ne te reverrai pas.
Chienne de ville
Viens te blottir dans mes bras.
Chienne de ville
Je sens ton souffle sur moi.
Vous aimez?
9 - La promenade Auguste-FalletParoles & Musique: Fabian Tharin
Derrière la rue de l’Ancienne Poste
On s’en allait remplir nos poches
Sur la promenade Auguste Fallet.
On ramassait des tonnes de marrons
Qu’on lustrait sur nos pantalons
Pour voir nos bobines en reflet.
Refrain
Il fallait, il fallait
Il fallait, il fallait
Mais que fallait-il au juste
Sur la promenade Auguste Fallet ?
Il fallait, il fallait
Il fallait, il fallait
Aujourd’hui encore, on devrait…
Sur la promenade Auguste Fallet.
Puis vint le temps où l’on s’arrange
Pour croiser par hasard un ange
Pour un sourire, pour un baiser,
Le temps où l’on part à la pêche
Aux regards jolis qui filent comme des flèches
Sur la promenade Auguste Fallet.
Refrain
Et c’est aussi devant le marchand de marrons
Cet hiver, pour je ne sais quelle raison
Que nous n’avons pas osé
Et c’est depuis ce jour que je sais
Qu’il faut, qu’il faudra, qu’il fallait
Sur la promenade Auguste Fallet.
Refrain
Vous aimez?
10 - Le printempsParoles & Musique: Fabian Tharin
Qu’est-ce qu’ils foutent tous ces nuages
Dans ma voiture, dans ma maison?
Joufflus comme des bouées de sauvetage,
J’en ai jusque dans mes caleçons.
C’est plutôt joli les nuages
Quand ils vident leurs arrosoirs
Sur les mots qui traînent dans mes pages
Pour leur donner un peu à boire.
REFRAIN
Ils feraient mieux de faire pousser des fleurs,
Faire leur boulot, en quelque sorte.
C’est la fonte des neige dans mon coeur,
J’ai le Lac Léman dans mes culottes.
Ils feraient mieux d’inonder les déserts,
Ce qu’on leur demande, en tout cas.
Il pleut jusque dans ma cafetière.
C’est le printemps, ça s’invente pas!
C’est le déluge dans ma caboche!
Y’a des épaves qui flottent dedans,
Des idées fixes qui s’y accrochent
Et se ramènent en pagayant.
C’est l’arche de Noé dans ma tête,
Qu’essaie de sauver ce qu’elle peut.
Les soutiens gorges et les jupettes
S’y promènent deux par deux.
REFRAIN
Ils feraient mieux de faire pousser des fleurs,
Faire leur boulot, en quelque sorte.
C’est la fonte des neige dans mon coeur,
J’ai le Lac Léman dans mes culottes.
Ils feraient mieux d’inonder les déserts,
Ce qu’on leur demande, en tout cas.
Il pleut jusque dans ma cafetière.
C’est le printemps, ça s’invente pas!
Vous aimez?
11 - La valse qui boiteMusique: Fabian Tharin
instrumental…
Vous aimez?
12 - J’avais tellement envieParoles & Musique: Fabian Tharin
Le temps fait-il de lui en lui
Des solitaires quand il s’ennuie?
Les maladies s’engueulent-elles
Quand elles font des fêtes de famille?
Un avion de chasse peut-il être
Dépassé par les événements?
Que se ronge une pieuvre nerveuse?
Quel âge aurai-je à soixante ans?
REFRAIN
Est-ce qu’on saura un jour pourquoi
Nous deux, c’est déjà fini?
On est là, faits comme des rats,
Et moi, j’avais tellement envie!
On est là, les bras ballants
Et moi, j’avais tellement envie!
On est là, faits comme des rats,
Et moi j’avais tellement envie!
Et moi j’avais….
Peut-on trouver quelques manchots
Qui ont le coeur sur la main?
Qui est-ce qui gratte la tête des puces?
Dieu se brosse-t-il encore les dents?
Existe-t-il des vers solitaires
Qui rêvent de faire des sports d’équipe?
Peut-on pique-niquer sur Jacques Prévert?
Est-ce qu’elle est si loin l’Amérique?
REFRAIN
Est-ce qu’on saura un jour pourquoi
Nous deux, c’est déjà fini?
On est là, faits comme des rats,
Et moi, j’avais tellement envie!
On est là, les bras ballants
Et moi, j’avais tellement envie!
On est là, faits comme des rats,
Et moi j’avais tellement envie!
Et moi j’avais…
Vous aimez?
13 - Puisqu’on est mortParoles & Musique: Fabian Tharin
REFRAIN
Puisqu’on ne sait rien, puisqu’elle nous couche,
Puisqu’elle éteint, avant nos coeurs
Jusqu’à la salive dans nos bouches,
Puisqu’on est morts dans un quart d’heure!
Avant qu’on ne baise dans les fosses
Sous quelques craquements rigolos
Plus que de ravissants sacs d’os,
Puisqu’on est tout plats tout bientôt!
Allons voir comment s’occupent
Les caravanes quand les chiens se taisent,
Si elles fument le cigare, si elles baisent
Et les bâillonnent pour plus qu’ils aboient.
Allons voir un peu si les poules
Croyant encore au prince charmant
S’achètent des tonnes de dentifrice
Pour le jour où elles auront des dents.
REFRAIN
Puisqu’on ne sait rien, puisqu’elle nous couche,
Puisqu’elle éteint, avant nos coeurs
Jusqu’à la salive dans nos bouches,
Puisqu’on est morts dans un quart d’heure!
Allons chercher derrière l’horizon
Avec un grand aspirateur
Les bateaux couchés sur le dos
Qui toussotent dans la poussière.
Allons siroter en caleçons
Des cocktails de toutes les couleurs
A la santé des maladies
Qui ont des noms exotiques.
REFRAIN
Puisqu’on ne sait rien, puisqu’elle nous couche,
Puisqu’elle éteint, avant nos coeurs
Jusqu’à la salive dans nos bouches,
Puisqu’on est morts dans un quart d’heure!
Vous aimez?
14 - Le nez en l’airParoles & Musique: Fabian Tharin
Je ne pars plus, qu’on se le dise.
Je vais libérer les mouettes
Que j’enfermais dans mes valises.
Qu’elles s’envolent aux « Quais de la Thièle ».
On ira plus chercher à « perpète »
Les lanternes, les bords de mer.
C’est pas ailleurs que dans ces ruelles
Qu’on aime se promener le nez en l’air.
Il pleut sur la place Pestalozzi
Il pleut Ca commence à remplir nos poches
Il pleut On y plongera, c’est joli !
Des poissons rouges pour nos mioches.
Il pleut Dedans nos cœurs et sur nos gueules
Il pleut De nos manteaux coulent par terre
Il pleut des montagnes, des rivières
Et nous, on garde le nez en l’air
Vous aimez?
15 - Les courants d’airParoles & Musique: Fabian Tharin
C’est pas qu’on s’emmerde, c’est pas ça,
Ça a une gueule qu’est même pas trop loin
De celle qu’on avait imaginé.
On dirait juste que ça fait cent ans,
Cent longues années qu’on en a trente
Avec nos vies qui ronronnent sur des coussins,
A nager dedans comme des poissons
Barbotent dans des bacs de ciment.
Alors, des soirs avec « La Grand-Mère »,
On souffle un peu dans des tôles.
On claque des portes, on gueule un peu.
On fait pousser sur nos coffres forts
REFRAIN
Des courants d’air,
Quelque chose de léger!
C’est pas qu’on s’emmerde, c’est pas ça,
Mais, c’est déjà bien engagé.
Les pelles qu’on ira cueillir demain
Auront certes pas le goût de poisson.
Mais, on n’est plus assez cons pour croire
Que les trois baisers qu’on sortira
Tant bien que mal de nos armoires
Auront le goût de révolutions.
Alors, des soirs avec « La Grand-Mère »,
On souffle un peu dans des tôles.
On claque des portes, on gueule un peu.
On fait pousser sur nos coffres forts
REFRAIN
Des courants d’air,
Quelque chose de léger!



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